les tisserands

les  Tisserands

Les tisserands  –  comme les meuniers –  passaient pour des paresseux et des voleurs. Paresseux parce qu’ils étaient sédentaires et n’étaient pas exposés aux aléas du temps; voleurs, car ils détournaient toujours,  sur la matière première que leur apportaient les clients (blé, chanvre,etc), une petite part pour leur usage personnel !

I
les tisserands font plus que les évêques (bis)
tous les lundis, ils z’en font une fête
 

refrainet tipe et tape, et tipe et tape
est-il trop gros, est-il trop fin
et couché tard, levé matin,
iroun – lan – la
enroulons la navette
et le biau temps vinra

II
et le mardi, ils z’on mal à la tête (bis)
le mercredi ils ne veulent rien faire

III
et le jeudi, ils vont charger leur pièce (bis)
le vendredi, ils poussent la navette

IV
et le sam’di, la toile n’est pas faite (bis)
allez à [Châteauvieux]*, paysans que vous
z’êtes

(ou n’importe quel autre pays, à votre choix)

la mauvaise réputation des tisserands, des meuniers, des tailleurs n’était pas réservée aux Berrichons, comme le souligne cette chanson empruntée au folklore gascon.

I
Quand le meunier s’en va moudre
Trique, traque, fait la meule,
De bon blé, de fin blé,
Il met un quart’ron d’côté.

II

Quand le tisserand se presse
Zigue, zagu’ d’ourdir sa pièce
de bon fil de fin fil
Il met un p’loton d’côté.

III
Quand le tailleur fait sa robe
Rigue, rague, sur la table
De bon drap, de fin drap
Il met une aun’ d’côté

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