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Ascendance de
 Emile Acolas
                                                          
par Jean-Louis STRAUSS

 

           

RIOLAND

 

    Gilles SOIN

x

  Marie FOURRE    André CHARLOT

x

Jeanne RIOLAND

 
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Macé SOIN       x le 23 juillet 1628      Pasquette CHARLOT
à Levroux (36)

 
  |                        

François SOIN           x le 13 juin 1650           Marthe ROUX
à Levroux (36)

             
  |                        

Etienne SOIN        x le 30 janvier 1695          Anne BERGER
à Châteauroux (36)

             
  |                        

François SOING      x le 3 février 1742     Marie CHARBONNIER
à Issoudun (36)

             
  |                        

Marie SOING       x le 12 février 1774        Etienne SAVARY
à La Châtre (36)

             
         

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Marie-Catherine SAVARY     x le 3 novembre 1794    Pierre ACOLAS

   
                   

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Marie-Louise BOUCHER        x le ..................            Pierre ACOLAS

   
                   

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  Emile ACOLAS

   
                 

    (1826-1891)

   
                           
Emile Acolas (° La Châtre 25.06.1826 + Asnières sur Seine 10.10.1891)
Brillantes études au Collège de Bourges - Docteur de l’Ecole de Droit de Paris
Secrétaire du Comité Démocratique Socialiste de l’Indre en 1849
Professeur de droit à partir de 1853; constitue en 1866 un groupe d’études destiné à la refonte de la législation civile.
Organise en 1867 le Congrès de la Paix à Genève qui débouche sur la création de la Ligue de la Paix et de la Liberté forte de 10 000 membres dont Victor Hugo, Garibaldi et Louis Blanc.
De retour à Paris il développe une agitation républicaine, est condamné le 29.12.1867 à un an de prison.
A sa sortie de prison il fonde le journal L’Ouvrier au programme ultra-radical.
Milite aux Législatives de 1869 pour la coalition de partis hostiles à l’Empire.
Occupe en 1870 une chaire de Droit à l’Université de Berne.
La Commune de Paris le nomme doyen de la Faculté de Droit de Paris le 26 mars 1871 mais il continue à résider en Suisse. Revient à Paris en septembre 1871.
Dénigre Gambetta qui a dédaigné ses offres de service en 1870/71 et devient un proche de Clemenceau, alors à l’extrême-gauche de l’échiquier politique.
Fréquente de jeunes intellectuels et ouvriers qui se retrouvent au Café Soufflot, Boulevard Saint-Michel. Ils élaborent un programme socialiste (d'inspiration blanquiste et mutualiste) comprenant l'amnistie de tous les Communards, la séparation de l'Eglise et de l'Etat, l'abolition de l'Armée et son remplacement par "le peuple en armes", la liberté totale de presse et de réunion, l'instauration d'un impôt unique et progressif, l'abolition des monopoles industriels et financiers, la propriété individuelle limitée au fruit du travail, l'intervention de l'Etat dans l'organisation du crédit et de l'assurance, la mutualisation du capital agricole et industriel.
Précepteur de Saionji Kinmochi, noble japonais envoyé en France de 1870 à 1881 pour préparer la nouvelle Constitution de l’ère Meiji. Il forme aussi Nakae Chomin, activiste japonais du Mouvement pour la Liberté et les droits des peuples.
Candidat aux élections législatives de février 1876 dans le 6ème arrondissement il préconise “le gouvernement direct par le peuple”, la séparation de l’Eglise et de l’Etat, le remplacement de l’Armée par des milices populaires, l’égalité homme-femme, les mêmes droits pour les “enfants naturels” que pour les autres enfants... mais il est largement battu par le colonel Denfert-Rochereau (1912 voix sur 16 810 votants). Il passe à la postérité comme le premier candidat en France de la mouvance socialiste à des élections législatives.
Inspecteur Général des Prisons au Ministère de l’Intérieur à partir d’avril 1880
Chevalier de la Légion d’Honneur le 10.07.1885
 
Ses principaux écrits :
“Réponse à M. Thiers, la question italienne et la question religieuse” (1865),
“Nécessité de refondre l’ensemble de nos Codes” (1865),
 “Manuel de droit civil” (1869-73, 3 volumes),
“Les enfants naturels” (1871),
“Pages d’histoire contemporaine” (1872),
“Loi générale de l’évolution de l’humanité” (1876),
“Droit et liberté, l’enfant né hors mariage” (1885)

 
Il a une rue à son nom à Vierzon et une avenue dans le 7ème arrondissement de Paris, près de l’Ecole Militaire, mais La Châtre a toujours refusé d’honorer sa mémoire en raison de son positionnement politique.
Son fils René Acollas a essayé, contre toute évidence de le faire passer pour "anti-socialiste" en soutenant qu'il était seulement "libéral et démocrate"
 

 

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